Qui a volé les 33 000 emails d’Hillary Clinton ?

Le serveur email a-t-il été hacké (très probablement) ?

On est quasiment sûr que le serveur a été hacké.

En mai 2016, Marcel Lehel, mieux connu comme Guccifer, le hacker d’Europe de l’Est, alors en prison aux USA pour 9 accusations de hacking, revendique avoir hacké le serveur mail d’Hillary. Cette revendication n’a pas été prouvée depuis.

Kimdotcom (source peu sûre) le laisse entendre sur twitter.

Les mails échangés entre Cooper (chargé du support client du serveur) et des utilisateurs (ici Huma Abedin) font état de tentatives de hack.

tentative

L’enquête du FBI a montré qu’en janvier 2013, trois adresses IP émanant du réseau Tor ont accédé à un compte du serveur email.

Aux dernières nouvelles (2 novembre), des sources au sein du FBI estiment être sûrs « à 99% » que le serveur a été hacké par au moins 5 agences de renseignement étrangères.

Plusieurs hypothèses circulent sur qui (et comment) détient aujourd’hui une copie des 33 000 emails.

Les 33 000 emails sont archivés sur un compte Google

D’après les notes d’enquête du FBI, Combetta aurait transféré les emails Clinton sur un compte Gmail. Il n’y pas eu (ou pas publiquement) de demande du FBI auprès de Google.

Wikileaks a les 33 000 emails.

Sur le mois d’octobre, et dans les semaines conduisant au scrutin, Wikileaks a publié les mails de John Podesta par groupe de quelques milliers. Wikileaks n’a pas confirmé la provenance exacte de ces mails, si ce n’est pour dire qu’ils n’ont pas été volés. On peut supposer que Wikileaks a aussi les 33 000 emails, et les publiera prochainement.

La NSA a les 33 000 emails

Kimdotcom (qui est connu pour enjoliver son discours) a une dent contre Hillary, qui a signé son acte d’extradition et précipité sa chute à l’époque de Megaupload. Il laisse entendre :

d’une part qu’il (ou que quelqu’un à sa demande) aurait piraté les 33 000 emails il y a un certain temps et que Wikileaks va les publier.

d’autre part que les services de renseignements peuvent accéder légalement aux emails en utilisant X Keyscore, le programme de surveillance électronique généralisée de la NSA.

Le FBI a les 33 000 emails

Fin octobre 2016, à quelques jours du scrutin présidentiel, le FBI annonce relancer l’enquête (qui n’a jamais été officiellement close) suite à la découverte de nouveaux emails pertinents. D’après les informations, c’est dans le cadre de l’enquête sur Anthony Weiner (l’ancien mari d’Huma Abedin), accusé de sexting avec des adolescentes, que la police de New York a trouvé sur son ordinateur portable des emails archivés, dans un dossier intitulé « Life Insurance » (assurance vie). Il est possible que l’ordinateur de Weiner ait été utilisé précédemment par Huma Abedin, ou que l’un ou l’autre ait mis en place une synchronisation entre le portable de travail d’Huma Abedin et celui de Weiner. Huma Abedin a disparu plusieurs jours de la circulation suite à la relance de l’enquête et est réapparu le 2 novembre.

L’hypothèse d’un contre-coup interne

Les services de renseignement américains, voulant faire chuter Clinton et son système supposé de corruption généralisée, ont organisé, avec la collaboration de Julian Assange/Wikileaks, la révélation progressive de cette vaste entreprise supposément criminelle.

La base de cette hypothèse est la suivante :

  • les services de renseignement US connaissent le système supposé de corruption
  • ils n’en font pas partie, et restent intègres
  • ils ont accès par la surveillance aux preuves de ce système.

Que faire de ces informations et comment les révéler ?

  1. diffuser brutalement l’ensemble des informations. Le risque étant l’agitation interne et externe, les pays tiers pouvant jugés être lésés par des manoeuvres supposément illégales et contraires au droit international (Lybie, Syrie, Irak, Afghanisation, etc. pour les opérations militaires, auxquelles il faut ajouter des possibles ententes sur les marchés commerciaux) et se retourner contre les USA
  2. ne rien faire et déprimer au boulot
  3. organiser la fuite progressive des informations par des tiers alliés, pour dégrader progressivement l’image du représentant principal de ce système supposé, afin de délivrer le coup fatal au bon moment.

Si on relit le calendrier à la lumière de cette hypothèse, la publication progressive et progressivement plus accablante des emails de Podesta par Wikileaks, la relance de l’enquête Clinton par le directeur du FBI Comey (supposément sous la pression des cadres du FBI), et le timing des révélations, la théorie prend du corps.

Voici la vidéo de Steve Pieczenik diffusée le 1er novembre. C’est un ancien des services de renseignement, devenu auteur à succès de romans d’espionnage, qui dit être le porte-parole des organisateurs de ce contre-coup.

 

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